Viendra-t-elle Passeur
La nuit du royaume
Ami mon ami d’impatience
Les jours de doute et de silence
Arpente-les avec lenteur
Cette hâte subtile
Qui endort la douleur
Viendra-t-elle Passeur
La nuit du royaume
Ami mon ami d’impatience
Les jours de doute et de silence
Arpente-les avec lenteur
Cette hâte subtile
Qui endort la douleur
Que reste-t-il Passeur
Lorsque la voix douce des hommes
Dit aux femmes de préparer le lin
Celui qui voilera la face
Mon Ami il reste à chanter
La douceur au creux d’une épaule
Frémissante sous les cils légers
Comme un battement d’ailes
Et la faim de la nuque
Ombragée de chevelure
Offerte odorante
Au rauque du souffle
Rien ne vaut d’autre
Que d’aimer mon Ami